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Ensemble, nous sommes plus forts contre le cancer

Le Dr Marc Peeters est responsable du service oncologie de l’UZA et coordinateur du MOCA, le Centre d’oncologie multidisciplinaire d’Anvers. Le MOCA s’efforce d’offrir un accompagnement personnel à chaque patient tout au long du traitement, en mettant notamment à sa disposition des assistants sociaux, psychologues, infirmiers-accompagnateurs et diététiciens. « Au sein du MOCA, nous avons regroupé les tumeurs cancéreuses en onze clusters de manière à disposer d’une structure qui rassemble tous les spécialistes du domaine. Cette structure permet à toutes les parties impliquées d’élaborer une stratégie de traitement sur mesure pour le patient. »

La multidisciplinarité est la clé

Il y a 10 ans, le Dr Peeters quitte l’UZ Gent pour l’UZA, où il décide d’élargir la structure organisationnelle du service oncologie. « Nous appliquons une approche holistique pour accompagner nos patients du mieux possible sur le chemin de la guérison. Le traitement et le diagnostic du cancer ne relèvent pas d’un service unique, il s’agit d’un travail multidisciplinaire. Au MOCA, on trouve non seulement des oncologues, mais aussi toute une équipe d’experts allant des psychologues aux gestionnaires de données, en même des esthéticiens. »

“ Le traitement et le diagnostic du cancer ne relèvent pas d’un service unique, il s’agit d’un travail multidisciplinaire. ”
— Dr Peeters

Au MOCA, tout tourne autour du patient. « Au MOCA, la recherche scientifique joue un rôle essentiel et tout est mené en fonction du patient. Nous combinons toutes les recherches scientifiques avec celles axées sur les patients afin de trouver les meilleurs traitements pour ces derniers. » Par ailleurs, le MOCA se concentre également sur l’innovation en oncologie, au niveau non seulement des traitements médicaux, mais aussi de l’approche globale du cancer. « Je suis notamment extrêmement fier de notre système de suivi. Nous sommes en contact direct avec nos patients par GSM, afin qu’ils puissent nous joindre facilement en cas de problème. En fonction de la gravité de celui-ci, nous les appelons pour leur conseiller de se rendre chez un médecin ou à l’hôpital. »

Le Prof. Peeters souligne également l’importance du suivi médical. « Les patients vivent aujourd’hui plus longtemps avec ou après la maladie. Dès lors, le cadre global revêt une importance d’autant plus grande. Le MOCA encourage l’activité physique chez les patients, mais leur offre également une assistance psychologique et les aide à reprendre le travail après avoir été en incapacité pendant un certain temps. » L’accessibilité est donc une priorité majeure du MOCA. Après leurs traitements, les (anciens) patients ont facilement accès aux services, non plus à l’hôpital, mais à l’hôtel de soins. « Cet environnement hospitalier disparaît, ce qui est moins angoissant pour les patients. Ils sont donc plus enclins à revenir, car ils ne sont plus constamment confrontés à leur maladie. »

“ Il me semble donc capital de créer une structure en réseau qui permette de partager efficacement les connaissances et l’expertise. ”
— Dr Peeters

Un médecin avec une vision d’avenir

Lorsque l’on demande au Dr Peeters comment il voit l’oncologie de demain, sa réponse est claire. « Je pense que nous devons revoir complètement l’organisation de l’oncologie. Nous arrivons à un stade où certains types de tumeurs sont fragmentés en petits morceaux et les mutations deviennent beaucoup plus spécifiques. Il faut alors envisager différents traitements et tous les centres d’oncologie ne disposent pas des ressources nécessaires. Il me semble donc capital de créer une structure en réseau qui permette de partager efficacement les connaissances et l’expertise. » Le médecin souligne ainsi l’importance de relier les petits hôpitaux aux hôpitaux de référence capables de les encadrer et de leur fournir les services dont ils ont besoin.

Pour le Dr Peeters, le réseau n’est pas seulement important pour les hôpitaux, mais aussi pour les patients. « Il faut sortir des sentiers battus. Si je remarque qu’un patient a besoin d’une aide psychologique, je le renvoie bien entendu chez un psychologue. C’est aussi ça, être médecin : orienter les patients vers les bons experts. » Il estime qu’il importe que le patient puisse compter sur un réseau, et pas uniquement sur son médecin. « On entend encore souvent dire ‘c’est mon patient’, ce qui ne correspond pas à ma vision. Je ferai toujours de mon mieux pour ‘mes’ patients, mais je ne suis pas présent en permanence et je ne possède pas toutes les réponses. Une équipe de spécialistes est plus efficace qu’un médecin isolé. »

L’activité physique, facteur de guérison

« Que ce soit clair : l’exercice physique est important pour tout le monde. Tant les personnes en bonne santé que celles atteintes d’un cancer devraient faire suffisamment d’exercice pour réduire le risque de (rechute de) cancer. » Plusieurs études montrent que l’exercice physique réduit considérablement le risque de cancer ainsi que le risque de rechute. C’est pourquoi le Dr Peeters encourage les patients à bouger suffisamment ; pas nécessairement en pratiquant un sport intensif, mais un peu d’exercice. « J’interroge mes patients sur les activités physiques qu’ils pratiquaient auparavant. S’ils me répondent qu’ils avaient l’habitude de se promener dans le quartier tous les jours, je leur recommande de continuer à le faire. Ils n’y parviennent plus comme avant ? Peu importe. Ils auront quand même bougé et se seront fixé un nouvel objectif pour la fois suivante. »

“ Que ce soit clair : l’exercice physique est important pour tout le monde. ”
— Dr Peeters

Pour mettre l’exercice à l’honneur, le MOCA organise trois initiatives en 2020. Il encadre notamment les personnes qui s’entraînent pour le défi sportif 'Endorphines' et organise aussi des initiations au surf en vue de bientôt s’y essayer à l’étranger. « Par ailleurs, en 2020, nous entendons entraîner 18 patients en 18 mois pour qu’ils effectuent un parcours de 18 trous. On ne dirait pas, mais le golf requiert un très bon entraînement. »

On peut le dire : le Dr Marc Peeters a une vision claire de l’oncologie de demain. « Si nous voulons garantir la qualité des soins, nous devons développer un réseau où les patients peuvent facilement trouver toute l’expertise dont ils ont besoin. La multidisciplinarité est la clé. »

‘Switch to Hope’ est une initiative des associations suivantes avec le soutien de Bristol-Myers Squibb: Borstkanker Vlaanderen, CMP Vlaanderen, European Cancer Patient Coalition (ECPC), la Fondation contre le Cancer, Hodgkin en non-Hodgkin vzw, Lymfklierkanker Vereniging Vlaanderen, Melanoompunt, Mymu, Talkblue Vlaanderen et Vie et Cancer.

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