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Des récits d’espoir

Comment expliquer à vos enfants et à vos parents que vous avez un cancer ? À quel espoir pouvez-vous vous raccrocher alors que vous êtes en plein traitement, assailli par la peur ? Comment occuper votre vie après la maladie ? Que faire si votre conjoint a le cancer ? Plusieurs personnes touchées témoignent de la façon dont elles ont géré leur maladie ou celle de leur partenaire et racontent ce qui leur a permis de ne pas perdre espoir.


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  • Jean Pierre Blondeel

    Je m’appelle Jean-Pierre Blondeel et j'ai été traité en 2002 pour un lymphome non hodgkinien. J’ai fait une première chimiothérapie classique qui n’a pas été très efficace c’est pourquoi j’ai ensuite fait partie d’une étude qui utilisait des anticorps et des matières radioactives. En 2010, j’ai fait une rechute. Le traitement que j’avais suivi au début n'a plus si bien fonctionné en 2010. J’ai fait de l’immunothérapie pour contrôler le lymphome. Par la suite, j'ai participé à une étude clinique avec un nouveau médicament. Aujourd’hui, je participe encore à certaines études ce qui me fait gagner du temps. Les progrès de la médecine m’ont aidé à garder l’espoir. Chaque année que vous gagnez est une année où la médecine progresse énormément et vous avez donc plus de chances d'être soigné. Au moment du diagnostic, j'avais un pronostic de 10 ans. Je suis maintenant au-delà, je joue les prolongations. Je ne peux pas faire autrement que de vivre avec mon cancer, les lymphomes sont là. Je ne peux pas les oublier. Je dois vivre en collaboration avec eux, mener une aventure conjointe. Mon système immunitaire est mon point faible. Je ne peux pas l’affaiblir inutilement, en voyageant dans des pays tropicaux par exemple. J’apprends à vivre au jour le jour, dans le moment présent. J’apprends à ne pas dire au revoir sans cesse mais plutôt à profiter de chaque jour. Et avec chaque dose de traitement, je gagne une petite bataille, même si je sais que je ne peux pas gagner la guerre. Mais je ne me demande pas : pourquoi moi ? C'est une question à laquelle il n'y a pas de réponse. Je continue aussi à aller en Provence chaque année pendant deux ou trois mois pour faire de la pétanque et en profiter. Durant la période de diagnostic, j'ai trouvé très peu d'informations sur mon cancer. C'est la raison pour laquelle je me suis rendu à la LVV (Lymfklierkanker Vereniging Vlaanderen), une association dédiée aux personnes souffrant de lymphome. J'ai obtenu des réponses à mes questions et le contact avec d’autres personnes m'a apaisé. J’ai vu les effets du traitement sur les autres, j’ai vu comment ils géraient leur maladie et j’ai appris à objectiver ce qui m’arrivait. Partager l'information, stimuler la recherche, c’est très important pour moi. Depuis 2015, je suis président de l’asbl « Hodgkin en non-Hodgkin » et avant ça, j'étais vice-président et trésorier.


‘Switch to Hope’ est une initiative des associations suivantes avec le soutien de Bristol-Myers Squibb: Borstkanker Vlaanderen, CMP Vlaanderen, European Cancer Patient Coalition (ECPC), la Fondation contre le Cancer, Hodgkin en non-Hodgkin vzw, Lymfklierkanker Vereniging Vlaanderen, Melanoompunt, Mymu, Talkblue Vlaanderen et Vie et Cancer.

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